Paloma Seneclauze, directrice générale de Château Marquis de Terme, dans les vignes à Margaux

À 31 ans, Paloma Seneclauze dirige le Château Marquis de Terme, 4e Grand Cru Classé en 1855. Revenue en France en 2020 après plusieurs années passées à l’étranger, elle découvre presque à ce moment-là ce que représente réellement cet héritage familial. Six ans plus tard, elle imprime sa vision à la propriété avec une énergie et une détermination qu’elle raconte pourtant sans jamais se mettre en avant. Rencontre avec une jeune femme qui a dû apprendre à croire en sa place avant de pouvoir pleinement l’occuper.

À Marquis de Terme, Paloma Seneclauze donne l’impression d’être partout à la fois.

Un mot aux équipes, un passage au chai, une dégustation, une question à régler, quelqu’un à présenter. Les vendanges touchent à leur fin et le château vit à son rythme, dense, joyeux, un peu désordonné aussi. Paloma, elle, circule au milieu de tout cela avec une évidence qui contraste presque avec son histoire.

À 31 ans, elle dirige depuis deux ans cette propriété de Margaux appartenant à sa famille depuis 1935. Pourtant, rien dans son parcours ne semblait la conduire ici. Elle a grandi à Paris, vécu en Angleterre, travaillé au Mexique pour la FAO et longtemps imaginé sa vie ailleurs. Le vin familial existait en arrière-plan. Il lui faudra revenir en France en 2020 et passer du temps dans les vignes pour comprendre ce qu’il représentait vraiment.

Ce jour-là, au fil de notre conversation, je découvre surtout une femme qui a choisi son héritage au lieu de simplement le recevoir.

Et plus elle me raconte son parcours, plus le titre inscrit sur sa carte de visite — directrice générale — raconte finalement assez peu ce qu’il lui a fallu pour arriver jusque-là.

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Un héritage qu’elle n’avait jamais vraiment regardé

Avant Margaux, il y a Paris, puis l’Angleterre où Paloma part après le lycée. Elle y reste cinq ans, se spécialise notamment dans l’entrepreneuriat social, avant de rejoindre la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, au Mexique.

À ce moment-là, Marquis de Terme ne dessine en rien son avenir.

La propriété fait partie de son histoire familiale, évidemment. Son père, disparu lorsqu’elle était enfant, appartenait à la génération qui, avec ses frères, en assurait la supervision. Mais Paloma n’a pas grandi dans le quotidien des vignes, ni dans celui du chai.

Ce qu’elle percevait de l’activité familiale avait surtout le visage de la gestion et du commerce.

Elle ne s’y projetait pas vraiment.

En 2020, le Covid la ramène brutalement en France. Elle vit encore au Mexique lorsque son frère, médecin, lui fait comprendre qu’il est temps de rentrer.

Commence alors une période où les questions de transmission familiale prennent davantage de place.

Paloma ne revient pourtant pas avec un plan de carrière à Margaux.

Elle veut comprendre.

Comprendre ce qu’on lui a transmis. Comprendre aussi ce qui se cache derrière ce monde auquel elle appartient sur le papier, mais qu’elle connaît finalement assez peu.

La réponse va arriver à plusieurs centaines de kilomètres de Bordeaux.

À Bandol, le vin devient concret

Paloma passe du temps sur une autre propriété familiale, à Bandol.

Et son regard change.

Elle découvre les femmes et les hommes derrière la bouteille, le travail agricole, les gestes, les décisions, l’attention portée à une parcelle, les vendanges, l’attente.

Elle découvre surtout qu’un vin n’existe jamais seul.

« J’ai découvert tout ce qu’il y avait derrière une bouteille de vin. Le travail humain, le travail agricole, le lien à la vigne… Je n’avais jamais vu notre activité familiale sous cet angle-là. »

Le mot qu’elle utilise pour raconter cette période est beau parce qu’il tranche avec tout ce qui suivra : elle s’émerveille.

Elle aurait très bien pu rester extérieure à cet héritage.

Elle tombe amoureuse du métier.

À partir de là, Paloma veut apprendre pour de vrai. Elle se forme, passe du temps sur le terrain, multiplie les allers-retours entre Bandol et Bordeaux. À Bandol, la taille plus réduite de la propriété lui permet d’entrer facilement dans la technique, de participer aux vendanges, d’interroger ceux qui savent.

Au départ, c’est même là-bas qu’elle imagine son avenir.

Puis Marquis de Terme commence à occuper davantage de place.

En revenant régulièrement à Margaux, elle voit des choses.

Elle regarde cette propriété familiale avec le léger décalage de celle qui lui appartient sans y avoir grandi.

Et ce regard va peu à peu devenir sa force.

Faire avancer le domaine, avant de penser à sa propre place

Plus Paloma passe de temps à Marquis de Terme, plus elle voit ce qui pourrait évoluer.

Elle connaît l’histoire familiale, mais n’a pas grandi dans le fonctionnement quotidien du domaine. Elle peut donc observer certaines habitudes sans les considérer comme immuables.

Des équipes expérimentées sont déjà là, les investissements ont été importants, les outils existent. Pourtant, certains rouages pourraient mieux fonctionner ensemble. La vigne et le chai communiquent encore trop peu à son goût. Des projets pourraient être poussés plus loin. Le potentiel de la propriété lui paraît immense.

Alors elle commence à consigner ce qu’elle voit.

Des rapports d’étonnement, des constats, mais aussi des pistes de solutions. Elle fait remonter les informations à ses oncles, propose des évolutions, essaie de montrer concrètement ce qui pourrait être amélioré.

Ce qui me semble essentiel dans son récit, c’est qu’à ce moment-là Paloma ne cherche pas à prendre la direction de Marquis de Terme.

Elle veut que le domaine avance.

« Je voyais des choses qui pouvaient être mieux faites. Je faisais des rapports, je proposais des solutions… Mais je ne m’attendais pas du tout à être moi-même la solution. »

La nuance change beaucoup de choses.

Son ambition, à cet instant, n’est pas celle d’un titre. Elle vient apprendre, comprendre, participer. Son projet reste encore largement tourné vers Bandol.

Et pourtant, elle continue à revenir à Margaux.

Elle s’implique davantage. Pose des questions. Suggère. Attend parfois des réponses qui tardent à venir. Recommence.

La confiance de sa famille ne lui est pas accordée immédiatement. Il faut du temps pour que son engagement soit considéré comme durable et pour que la jeune femme de 25 ans revenue du Mexique soit progressivement regardée comme quelqu’un capable de prendre davantage de responsabilités.

Lorsque je lui demande ce qui a finalement fait basculer les choses, elle ne cherche pas longtemps.

« La ténacité. Je me suis accrochée, accrochée, accrochée. »

Elle le raconte avec ce mélange d’humour et de pudeur qui revient souvent pendant notre échange.

Quatre années séparent pourtant ses premiers pas dans l’activité familiale de sa prise de direction. Quatre années pendant lesquelles elle apprend, propose, convainc et tient bon.

Sa mère, son beau-père et son frère deviennent alors son socle. Ceux qui continuent d’y croire lorsque sa propre confiance vacille.

Progressivement, le regard change.

Ses propositions ne restent plus seulement des propositions.

On commence à lui demander de les mettre en œuvre.

Et c’est précisément là que l’histoire prend une tournure qu’elle n’avait pas imaginée.

Prendre la place que l’on n’avait pas demandé à occuper

À force d’identifier ce qui pourrait changer à Marquis de Terme, Paloma se retrouve peu à peu au centre des changements.

L’ancien directeur quitte la propriété. Les responsabilités qu’elle assume deviennent plus importantes. Ce qui lui aurait semblé improbable quelques années auparavant devient soudain très concret : prendre la direction générale du château.

Elle a alors 29 ans.

Après s’être battue pour que ses idées soient entendues, une autre question apparaît : est-elle réellement capable d’assumer tout ce qu’on s’apprête à lui confier ?

« J’avais envie d’y croire. J’avais des gens qui y croyaient autour de moi. Mais moi-même, je ne croyais pas en moi à ce point-là. »

Le syndrome de l’imposteur s’invite là.

Parce qu’elle sait tout ce qu’elle ne sait pas encore. Parce qu’elle mesure la responsabilité qui accompagne la direction d’un Grand Cru Classé familial.

Et parce qu’à cette responsabilité s’ajoutent deux réalités : elle est jeune et elle est une femme.

Le monde du vin a changé. Les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les vignes, dans les chais, dans la sommellerie et à la tête des propriétés. Paloma s’en réjouit sincèrement.

Mais plusieurs générations de codes ne disparaissent pas en quelques années.

Le vignoble bordelais reste marqué par des réseaux anciens, des relations familiales et professionnelles qui se croisent, un entre-soi que Paloma découvre sans en avoir grandi au centre. Son nom appartient à cette histoire ; son parcours personnel, beaucoup moins. Elle a été élevée à Paris, dans un univers éloigné de celui des propriétés et du négoce bordelais.

À son retour, elle doit donc aussi apprendre les usages, les personnes, les relations. Cette façon très particulière qu’a parfois Bordeaux de mêler réseau professionnel, familial et amical.

« Tu cumules l’âge et le fait d’être une femme. »

Faire sa place dans un univers historiquement masculin ne se résume d’ailleurs pas forcément à des situations ouvertement sexistes.

La difficulté est souvent plus diffuse.

Le sentiment de devoir arriver parfaitement préparée pour être crédible. Celui de devoir prouver avant qu’on ne vous accorde spontanément la compétence. L’impression qu’une erreur pèsera peut-être davantage.

Et cette question qui finit par revenir contre soi :

Est-ce que j’ai vraiment ma place ici ?

Paloma me raconte ce doute avec une franchise qui me touche, parce qu’il cohabite chez elle avec une détermination impressionnante.

Elle avance alors même qu’elle questionne encore sa légitimité.

Et lorsqu’elle observe autour d’elle des hommes de sa génération reprendre des responsabilités avec, semble-t-il, moins de questions, elle finit aussi par comprendre que cette exigence qu’elle s’impose n’est peut-être pas toujours la mesure objective de sa compétence.

« Ça donne peut-être une autre vision de ne pas sentir que les choses sont dues. »

J’aime énormément cette phrase.

Paloma ne cherche jamais à gommer ce qu’elle a reçu. Elle sait la chance que représente son héritage et le dit simplement.

Mais un héritage ne suffit pas à fabriquer une légitimité.

La sienne s’est construite avec le travail, l’apprentissage, les propositions et cette fameuse ténacité.

Peut-être que la conquête de cette place explique aujourd’hui une partie de la manière dont elle choisit de l’occuper.

À un moment de notre conversation, elle finit par dire :

« En vrai, je suis quand même fière de moi. À 31 ans, je suis contente de ce que j’ai réussi à faire. »

Cette phrase-là, j’ai envie de la garder presque intacte.

Parce qu’après tout ce qu’elle vient de raconter, elle n’a rien d’une autosatisfaction.

Elle ressemble plutôt à une autorisation que Paloma commence enfin à se donner.

Et oui, elle peut être fière.

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Faire grandir les autres avec le domaine

Aujourd’hui, lorsqu’elle parle de son rôle de directrice générale, Paloma évacue très vite tout ce que le titre pourrait avoir de solennel.

Son quotidien, dit-elle en riant, consiste surtout à récupérer les problèmes et à chercher comment les résoudre.

Mais derrière la boutade, sa vision du management est très claire.

« Mon rôle, aujourd’hui, c’est vraiment d’amener tout le monde dans la même direction. Les compétences, ce sont eux qui les ont. »

Elle ne souhaite pas devenir œnologue à la place de l’œnologue, chef de culture à la place du chef de culture ou commerciale à la place de sa responsable commerciale.

Son travail consiste à créer les conditions pour que toutes ces compétences se rencontrent.

À son arrivée, certaines équipes communiquent encore trop peu. Elle rapproche la vigne et le chai, associe davantage le commerce aux dégustations, souhaite que les personnes chargées des visites comprennent réellement ce qui se passe dans les parcelles et dans les cuves.

Elle multiplie les temps d’échange et la circulation de l’information.

Parce que la bouteille qui sortira un jour de Marquis de Terme ne sera jamais le travail d’une seule personne.

Et lorsque je lui demande ce dont elle est aujourd’hui la plus fière, elle revient vers cette équipe qu’elle sent désormais engagée dans une même dynamique.

Je trouve finalement le mouvement assez beau.

Pendant plusieurs années, Paloma a cherché comment trouver sa place à Marquis de Terme.

Aujourd’hui, elle dirige en veillant à ce que chacun puisse pleinement occuper la sienne.

Faire évoluer sans effacer

La famille Seneclauze arrive à Marquis de Terme en 1935.

Son arrière-grand-père et le père de celui-ci acquièrent alors une propriété dont le parcellaire a finalement très peu évolué au fil des décennies. Paloma représente aujourd’hui la quatrième génération familiale aux commandes.

Cette continuité occupe une place importante dans sa vision du vin.

Elle tient beaucoup à cette idée d’identité.

Un Marquis de Terme doit rester un Marquis de Terme d’un millésime à l’autre, malgré les variations du climat, des années, des techniques.

Pour elle, c’est même l’un des marqueurs d’un grand vin : reconnaître une personnalité à travers le temps.

Mais préserver l’identité d’une propriété ne signifie pas la figer.

Sur ce point, Paloma semble avoir les idées particulièrement claires.

Le domaine doit évoluer.

S’ouvrir.

Accueillir.

Marquis de Terme compte aujourd’hui environ 45 hectares de vigne, dont 38 en production, et produit plusieurs expressions de son terroir autour du Grand Vin.

Autour des vins, tout un univers s’est progressivement développé.

Le restaurant [AU] Marquis de Terme a ouvert une nouvelle manière de venir ici.

Le parcours de visite a été repensé.

La boutique aussi.

Les chambres du château permettent désormais de prolonger l’expérience.

Le site internet a évolué.

Et Paloma réfléchit déjà à la manière de mieux relier physiquement les différents espaces de la propriété, notamment à travers les vignes.

Ouvrir les portes de Margaux

Cette ouverture répond aussi à une conviction plus profonde.

Bordeaux s’est longtemps éloigné de son consommateur.

Paloma le dit sans détour.

Le système de commercialisation traditionnel a permis beaucoup de choses aux propriétés bordelaises, mais il a aussi créé de la distance.

Entre le château et la personne qui, un jour, ouvrira sa bouteille.

Cette distance, elle souhaite aujourd’hui la réduire.

« Le vignoble, c’est notre patrimoine régional. Quand quelqu’un vient à Bordeaux, on devrait avoir envie de l’y emmener comme on montre un lieu dont on est fier. »

Cette phrase résonne particulièrement avec ce que Marquis de Terme est devenu.

On n’y vient plus seulement déguster un Grand Cru Classé.

On peut déjeuner.

Passer la nuit.

Découvrir les vignes.

Rencontrer ceux qui y travaillent.

Revenir pour un événement.

Paloma aime cette propriété faite de plusieurs bâtiments que l’on parcourt.

On passe d’un lieu à l’autre.

On croise des gens.

Le château reste majestueux, évidemment, mais il n’est jamais complètement coupé de ce qui l’entoure.

Et c’est précisément ce qu’elle aime.

« Moi, ce que j’aime, c’est que ça vive. »

En l’écoutant, on comprend que cette phrase dépasse largement l’architecture.

Quand un vin touche juste

Au déjeuner, plusieurs millésimes de Marquis de Terme passent dans les verres.

Je déguste.

J’écoute.

Je compare.

Puis arrive le 2020.

Et je reste dessus.

Je pourrais chercher les bons mots, détailler sa structure, ses arômes, construire la fiche de dégustation parfaite.

Ce serait presque passer à côté de ce qu’il m’a fait.

Ce vin m’a émue.

Très simplement.

Je suis revenue au verre plusieurs fois pendant le déjeuner, alors que d’autres millésimes avaient déjà été servis.

Je le dis à Paloma.

Sa réponse est immédiate.

« Pour moi, c’est le meilleur retour qu’on puisse avoir sur nos vins : quand ils font vivre quelque chose aux gens. »

Cette phrase rejoint tout ce qu’elle m’explique depuis le début de notre conversation.

Le vin est un produit technique, agricole, culturel.

Il peut être analysé pendant des heures.

Il peut aussi simplement provoquer quelque chose.

Et chacun devrait avoir le droit de recevoir cette émotion à sa manière.

Le droit d’aimer sans savoir

Sur ce sujet aussi, nous nous retrouvons assez vite.

Pourquoi tant de personnes commencent-elles encore une dégustation en s’excusant ?

« Je n’y connais rien en vin. »

La formule revient constamment.

Comme si donner son avis nécessitait une autorisation.

Comme s’il existait une bonne manière de ressentir un vin et une mauvaise.

Paloma constate elle aussi cette autocensure.

Et l’on revient ensemble sur cette drôle de différence : personne ne ressent le besoin d’être chef cuisinier pour dire qu’il aime un plat.

Pourquoi faudrait-il savoir identifier précisément les arômes d’un verre pour pouvoir dire la même chose ?

Le risque, à force d’avoir intellectualisé le vin, est d’avoir fait croire à certains qu’il ne leur appartenait plus.

Paloma revendique au contraire plusieurs façons de le vivre.

Elle adore les dégustations techniques.

Les verticales.

Les moments où l’on cherche, où l’on compare, où l’on comprend.

Mais ils ne sont qu’une facette du vin.

« Il y a des moments où on a envie d’intellectualiser le vin. Et d’autres où on a juste envie de le boire. »

Le plaisir n’a pas toujours besoin d’être justifié.

Relire l’article de Marie : « Désolé, je n’y connais rien en vin » : et si on arrêtait enfin de s’excuser ?

L’envie de revenir

Le matin de ma venue à Marquis de Terme, un communiqué de presse était arrivé dans ma boîte mail.

Le domaine annonçait la première édition de ses Acabailles, le dimanche 4 octobre 2026.

Un déjeuner imaginé dans l’esprit des repas traditionnels de fin de vendanges, ouvert cette fois au public.

Benjamin Torrezan, chef du restaurant [AU] Marquis de Terme, a construit pour l’occasion un menu en six temps où la vigne s’invite dans les assiettes : raisin, marc, sarments, feuilles de vigne, jus ou sauce au vin. Quatre services accompagneront le déjeuner, dont deux millésimes de Château Marquis de Terme. Si la météo le permet, tout le monde s’installera autour d’une grande tablée sous les platanes de la cour.

J’avais lu le communiqué le matin.

Trouvé l’idée séduisante.

Puis je suis partie travailler.

Quelques heures plus tard, je quittais Marquis de Terme avec une impression très différente.

Celle d’avoir compris ce que Paloma cherchait à construire ici.

Le lien entre un Grand Cru Classé et ceux qui n’oseraient peut-être pas en pousser spontanément la porte.

Entre une histoire familiale presque centenaire et une nouvelle génération qui refuse de la regarder sous cloche.

Entre ceux qui font le vin et ceux qui le boivent.

En rentrant chez moi, j’ai repris le communiqué.

Et j’ai réservé deux places pour les Acabailles.

En perso.

Pour le plaisir.

Cette fois, je ne viendrai ni interviewer, ni prendre des notes.

Je vais simplement revenir à Marquis de Terme.

Et m’asseoir à table.

Charlotte

Passionnée de vin et de communication, j’ai lancé Les Itinéraires de Charlotte en 2009 pour proposer un regard frais sur l’œnotourisme. Thématiques originales, adresses insolites, événements grand public… Pendant six ans, j’ai multiplié les projets pour rendre le vin plus accessible et vivant.
Puis l’aventure a pris d’autres formes : rédactrice en chef d'un média spécialisé, experte en communication digitale, journaliste et intervenante professionnelle... autant de façons d’explorer et de transmettre ma passion.

Aujourd’hui, l’appel de l’indépendance et du terrain est trop fort : Les Itinéraires de Charlotte renaît, plus libre que jamais, prêt à raconter le vin autrement.

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