Et si, pour boire du Bordeaux autrement, on commençait simplement par le mettre au frais ? Cette semaine, ma Quille de la semaine nous emmène du côté de Château EDMUS avec une bouteille aussi joyeuse par son étiquette que par ce qu’elle contient : le Claret de Marguerite. Un rouge léger, fruité et gourmand qui fait bouger quelques lignes sans tourner le dos à l’histoire bordelaise.
Il y a des bouteilles qui demandent un peu de concentration, le bon verre, le bon repas, le bon moment. Et puis il y a celles que l’on ouvre simplement parce qu’on a envie de se faire plaisir.
Le Claret de Marguerite fait clairement partie de la deuxième catégorie.
Et c’est justement ce qui m’a plu.
Le Claret, c’est quoi exactement ?
Vous connaissez peut-être déjà le Clairet de Bordeaux. Eh bien, le Claret, j’aime assez le présenter comme le Clairet de Bordeaux nouvelle génération.
On reste dans cet esprit de vin rouge plus léger, très porté sur le fruit, avec moins de tanins et une bouche moins imposante qu’un rouge bordelais traditionnel. Mais avec le Claret, on pousse encore davantage cette recherche de fraîcheur, de gourmandise et de plaisir immédiat.
Et si le nom semble nouveau, il fait pourtant référence à l’histoire des vins de Bordeaux. Le terme « Claret » renvoie au nom utilisé historiquement par les Anglais pour parler des vins bordelais. Une façon, finalement, d’aller chercher dans le passé de Bordeaux pour imaginer une manière très actuelle de le boire.
Avec cette nouvelle expression, l’idée est simple : proposer des rouges souples, fruités, peu tanniques et à déguster frais. Laurent David, propriétaire de Château EDMUS, a d’ailleurs participé bénévolement pendant deux ans au groupe de travail ayant accompagné son lancement.
Un Bordeaux rouge que l’on met au frais, que l’on ouvre facilement à l’apéritif et qui mise avant tout sur le fruit et la gourmandise : voilà à peu près l’esprit.
Et là, on peut enchaîner naturellement sur :
Chez EDMUS, il s’appelle le Claret de Marguerite
Si vous suivez Les Itinéraires de Charlotte et Marie, Château EDMUS ne vous est probablement pas totalement inconnu. Je vous ai déjà parlé de son Saint-Émilion Grand Cru et c’est une propriété que j’aime particulièrement suivre.
Son propriétaire, Laurent David, a participé bénévolement pendant deux ans, aux côtés du Syndicat des Bordeaux et d’autres vignerons, au travail ayant accompagné le lancement de cette nouvelle mention.
Il était donc assez logique qu’EDMUS propose sa propre interprétation.
Et comme souvent au domaine, l’histoire ne s’arrête pas au vin.
Le Claret de Marguerite est une micro-cuvée de seulement 818 bouteilles, issue à 100 % de merlot provenant des raisins de Château EDMUS Grand Cru. Une partie de son histoire s’est aussi écrite pendant les vendanges collectives organisées avec les membres du Wine Club du domaine.
Une bouteille qui colle finalement assez bien à la philosophie d’EDMUS : le vin comme prétexte pour créer du lien.
Dans le verre : du fruit, du fruit… et encore du fruit
C’est probablement ce qui m’a le plus marquée à la dégustation.
On retrouve bien les marqueurs d’un vin rouge, avec notamment ce fruit noir, mais avec beaucoup moins de tanins et surtout beaucoup moins de puissance en bouche.
Le vin est souple, frais, gourmand. Il n’essaie pas d’en imposer.
Et surtout, il y a cette explosion de fruit qui donne immédiatement envie d’y retourner.
C’est un vin que je qualifierais volontiers de « plaisir facile » — et je le dis comme un vrai compliment. Pas besoin de réfléchir pendant dix minutes à ce que l’on est en train de boire. On sert, on goûte, on partage et ça fonctionne.
Un vrai « Claret de bistronomie »
C’est finalement l’expression qui me vient le plus naturellement pour parler de cette bouteille : un Claret de bistronomie.
Parce que sa grande force est aussi sa polyvalence.
Je l’imagine très facilement autour d’un apéritif qui se prolonge, avec de la charcuterie, quelques tapas, des assiettes à partager, une cuisine de saison… mais aussi à table sur un repas un peu plus construit.
C’est d’ailleurs ainsi qu’EDMUS a pensé la cuvée : un vin capable d’accompagner aussi bien l’apéritif que des assiettes à partager ou un repas.
Et surtout : servez-le frais.
C’est aussi là que l’expérience devient intéressante. On s’éloigne du réflexe du rouge bordelais servi à température ambiante pour aller chercher quelque chose de beaucoup plus désaltérant et spontané.
Et si on poussait l’expérience jusqu’au Claret Tonic ?
Parce qu’EDMUS aime décidément bien bousculer les habitudes, le domaine est allé encore un peu plus loin en imaginant, avec la maison bordelaise Hysope, le Claret Tonic.
Le principe est tout simple : du Claret, du tonic Hysope à la fleur de sureau, des glaçons et, pour la petite touche finale, une fraise glacée.
Pas d’alcool fort ajouté : on obtient un cocktail légèrement effervescent, frais et fruité, à servir à l’apéritif.
Et mine de rien, c’est aussi une autre manière de montrer que le vin peut sortir de ses codes sans perdre son identité.
Alors, verdict ?
J’aime les grands vins. J’aime prendre le temps de déguster, de chercher, de comprendre ce qu’il se passe dans mon verre.
Mais je crois aussi profondément que toutes les bouteilles n’ont pas besoin d’être intellectualisées pour procurer du plaisir.
Et c’est précisément pour cela que j’ai aimé le Claret de Marguerite.
C’est frais, fruité, gourmand, facile à partager. Une bouteille que l’on peut sortir pour un apéro improvisé, poser au milieu de la table et simplement profiter.
Et dans un vignoble bordelais que l’on accuse parfois — à tort ou à raison — d’être trop codifié, je trouve plutôt réjouissant de voir apparaître des vins qui nous donnent de nouvelles occasions de boire Bordeaux.
La Quille en bref
Claret de Marguerite – Château EDMUS
AOC Bordeaux Claret
100 % merlot
Raisins issus de Château EDMUS Grand Cru
Édition limitée à 818 bouteilles
20 € TTC
Disponible exclusivement sur la boutique en ligne du domaine.
À boire frais, et surtout sans trop se prendre la tête.
