On se retrouve sous un grand soleil.
Et oui, la quille de la semaine, c’est un peu mon bulletin météo personnel.
La semaine dernière, il faisait un temps franchement dégueulasse. Gris. Mouillé. Moral en chaussettes.
Cette semaine ? Grand bleu. Lumière dorée. Et cette sensation délicieuse que tout redevient possible.
Alors forcément, j’avais envie d’un vin lumineux.
Je suis ravie de vous parler du Château Brulesécaille 2022, en Côtes de Bourg.
Et puis… il y a un petit clin d’œil personnel.
J’ai été intronisée en Côtes de Bourg en 2014. Cette jolie médaille que je porte parfois me donne, symboliquement, les clés des chais. N’importe quand. À n’importe quelle heure. (Bon, j’exagère à peine.)
Mais surtout, elle me rappelle à quel point cette appellation m’est chère.
Dégustation du Château Brulesécaille 2022 : un Côtes de Bourg élégant et structuré
Le Château Brulesécaille 2022, c’est 60 % de Merlot, 30 % de Cabernet Sauvignon et 10 % de Cabernet Franc — mon cépage préféré EVER. Oui, je le dis avec des majuscules.
Ce qui est amusant, c’est qu’en Côtes de Bourg, j’ai souvent un faible pour les cuvées avec du Malbec. Et là ? Pas une goutte. Comme quoi.
On est sur un vin d’une élégance remarquable.
La matière est présente, structurée, mais jamais lourde.
Il y a de la gourmandise, une belle fraîcheur, un équilibre très juste entre fruit et tension.
La trame tannique est fine, précise, parfaitement intégrée.
C’est un rouge sérieux — mais pas austère.
Structuré — mais pas rigide.
Hyper bien fait, tout simplement.
Pourquoi ce Côtes de Bourg est parfait pour une côte de bœuf (et les dimanches ensoleillés)
Ce vin, c’est un dimanche midi qui commence doucement.
Le soleil qui entre par la fenêtre.
La table encore un peu en bazar.
Une côte de bœuf qui crépite.
Des verres qu’on remplit sans trop réfléchir.
Il a quelque chose de rassurant.
D’élégant sans en faire trop.
Il tient la discussion.
Il ne cherche pas à briller.
Il est là. Stable. Présent.
Et franchement… ça fait du bien.
Château Brulesécaille : presque un siècle d’histoire sur les coteaux de Bourg
Quand on parle de Château Brulesécaille, on ne parle pas d’un domaine sorti de terre hier matin.
La propriété appartient à la famille Récapet depuis 1924. Presque un siècle à regarder pousser la vigne sur ces coteaux qui surplombent l’estuaire. Presque cent ans à comprendre ce que ce terroir argilo-calcaire peut donner quand on le respecte.
Aujourd’hui, le vignoble s’étend sur environ 26 hectares. Pas immense. Pas industriel. Une taille qui permet encore de connaître ses parcelles, de suivre les maturités, de décider sans automatisme.
Ici, on travaille les cépages classiques de l’appellation — Merlot, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc — avec une approche plutôt traditionnelle : vendanges manuelles, vinifications soignées, recherche d’équilibre plutôt que de démonstration.
Ce que j’aime dans ce type de propriété familiale, c’est cette continuité.
Pas de grand discours.
Pas d’esbroufe.
Juste l’envie de faire un vin droit, élégant, fidèle à son coin de Bourg.
Et dans le verre, ça se sent.
Pourquoi j’ai choisi ce Côtes de Bourg sans Malbec
Ce qui me fait sourire, c’est que j’ai choisi ce vin alors qu’il ne correspond pas exactement à “mes habitudes” en Côtes de Bourg.
Comme quoi, même après des années, même avec une médaille autour du cou, on peut encore se laisser surprendre.
Et c’est peut-être ça, au fond, que j’aime le plus dans le vin.
Mon avis sur le Château Brulesécaille 2022 : un vin rouge à avoir chez soi
C’est le genre de rouge que j’adore avoir chez moi.
Pour un repas du dimanche.
Pour une belle pièce de viande.
Pour un dîner un peu improvisé.
Même à l’apéro, si on aime les vins structurés.
On n’est pas sur un glouglou.
On est sur un vin avec de la tenue. De la finesse. De l’élégance.
Goûtez-le.
Et dites-moi ce que vous en avez pensé.
