Ce que raconte la cuvée Contrastes des vignobles Fumey-Tassin dans le verre
Contrastes n’est pas un champagne qui cherche à impressionner par le volume ou la démonstration. Il joue ailleurs.
Dès le premier nez, quelque chose de plus discret, presque feutré. Une fraîcheur nette, une impression de droiture. Le Pinot blanc donne le ton : une aromatique fine, délicate, loin des codes plus connus du trio chardonnay–pinot noir–meunier.
En bouche, la bulle est précise, élégante, jamais envahissante. La matière est souple, élancée, avec une tension naturelle qui étire le vin sans le durcir. On retrouve une sensation crayeuse, une fraîcheur droite, presque saline, qui apporte beaucoup de lisibilité. La finale est nette, persistante, très digeste, avec cette impression de vin posé, réfléchi, mais profondément vivant.
Un champagne d’équilibre et de nuance, qui parle plus de texture et d’énergie que de puissance.
Quand le champagne touche juste
Ce champagne-là, il ne fait pas pop.
Il fait ah.
Il m’a réconciliée avec le champagne. Vraiment.
Celui que j’avais un peu mis de côté ces dernières années, trop souvent croisé sous des versions trop bruyantes, trop formatées, trop attendues.
Contrastes, c’est une conversation calme.
Un verre qu’on boit lentement, sans forcément parler.
Un champagne qui rassure, qui apaise, qui remet les choses à leur place.
Il m’a fait l’effet d’une lumière douce après une longue journée.
D’un vêtement confortable qu’on enfile sans y penser.
D’un rappel discret que le champagne peut être multiple, sensible, intime.
Et surtout : qu’il ne se résume pas à trois cépages.

je l’ai trouvé à 31€ juste ici : Contrastes – Marie Tassin
Petit Focus — Pinot blanc & diversité champenoise
On l’oublie souvent, mais la Champagne ne vit pas uniquement au rythme du chardonnay, du pinot noir et du meunier.
Elle compte sept cépages autorisés, dont le Pinot blanc, plus rare, plus confidentiel, mais absolument fascinant quand il est travaillé avec justesse.
Ici, il apporte finesse, douceur, une autre lecture du champagne. Moins démonstrative. Plus intérieure.
Une vraie respiration dans le paysage champenois.
Un champagne engagé, au cœur du vivant
J’ai découvert Contrastes lors d’un tournage pour une websérie consacrée à la certification Terra Vitis — une démarche de viticulture responsable, qui engage les vignerons sur le respect du vivant, de la vigne jusqu’au verre.
Et tout s’est aligné.
Le vin. La philosophie. Le moment.
Un champagne qui fait du bien, dans tous les sens du terme.
Pourquoi on l’aime autant ?
Parce qu’il ouvre le champ des possibles.
Parce qu’il rappelle que le champagne peut surprendre, encore.
Et parce qu’il nous a donné envie d’y revenir, sincèrement.
À boire quand on a envie de se réconcilier. Avec le champagne. Et peut-être avec soi-même.
