Bouteille de vin PULSE du Château Larrivet-Haut-Brion avec pochette bandoulière et univers musical pour la génération Z

Le vignoble du futur commence maintenant avec le Château Larrivet Haut-Brion

Lundi soir. Bordeaux. La lumière est douce, presque feutrée. On pousse la porte de la Bakery Art Gallery, et tout de suite, on comprend qu’on ne va pas assister à une simple soirée dégustation.

Il y a des affiches, des prototypes, des idées accrochées aux murs.

Et une question, en filigrane :

à quoi ressemble le vin quand on le pense avec ceux qui vont le boire demain ?

Une semaine pour bousculer les codes

Le point de départ est simple. Presque brutal.

Le Château Larrivet-Haut-Brion lance un défi à dix étudiants de l’ECV Bordeaux : imaginer le packaging du vignoble du futur.

Une semaine.

Pas plus.

Une contrainte courte, presque frustrante. Mais aussi extrêmement révélatrice. Parce qu’elle oblige à aller à l’essentiel. À parler vrai.

Pas de jargon. Pas d’histoire à rallonge.

Juste : comment donner envie à la génération Z de prendre une bouteille en main ?

Dix visions du vin (et déjà beaucoup de réponses)

En déambulant dans la galerie, on découvre les projets.

Et très vite, un fil rouge apparaît.

Le vin n’est plus seulement une bouteille.

Il devient un objet de vie.

Un objet qui se transforme, qui accompagne, qui circule.

Il y a cette idée de bouteille-gourde rechargeable, pensée pour s’adapter aux usages nomades. Un vin qu’on emporte, qu’on dose, qu’on vit différemment.

Un peu plus loin, une bouteille qui devient vase après dégustation. Comme si le vin refusait de disparaître. Comme s’il devait continuer à exister dans le quotidien.

Un autre projet propose de rendre à la nature ce qu’on lui prend, en transformant la bouteille en support de germination.

Et puis il y a des objets presque sculpturaux. Des contenants qui s’ouvrent, se déploient, racontent une histoire au moment même où on les découvre.

Ce n’est pas toujours parfait. Parfois même un peu utopique.

Mais c’est justement ça qui est intéressant.

Ça questionne. Ça dérange un peu.

Et surtout, ça montre que la nouvelle génération ne rejette pas le vin.

Elle cherche juste à le vivre autrement.

PULSE : quand le vin s’adapte (enfin) à ceux qui le boivent

Parmi ces projets, un s’impose. Plus juste. Plus ancré.

PULSE.

Le projet lauréat, imaginé par Laure Dubernet, devient aujourd’hui une vraie cuvée, produite à 8 000 bouteilles fileciteturn2file0.

Et ce qui frappe, c’est sa simplicité.

Pas de révolution spectaculaire.

Mais une série de choix très cohérents.

D’abord, cette idée forte :

« que le vin s’adapte au mode de vie de la génération, et non l’inverse ».

Concrètement, ça donne une bouteille pensée pour être emportée. Avec une pochette à bandoulière, presque comme un accessoire du quotidien.

On n’est plus dans une bouteille qu’on pose sur une table.

On est dans une bouteille qu’on vit.

Ensuite, il y a le lien avec l’émotion.

Un QR code sur l’étiquette donne accès à une playlist collaborative.

On boit un vin, oui.

Mais on l’écoute aussi.

On le partage autrement.

L’étiquette, justement, casse les codes bordelais classiques. Plus graphique, plus directe, elle raconte sans intimider. Elle donne des repères sans jargon.

Et puis, il y a le vin.

Un vin volontairement glouglou, accessible, à boire légèrement frais.

Un vin qui ne cherche pas à impressionner.

Un vin qui invite.

Une modernité… finalement rassurante

Ce qui est intéressant, c’est que PULSE n’est pas un objet de rupture totale.

La bouteille reste une bouteille.

Le vin reste du vin.

Et quelque part, c’est rassurant.

Parce que ça montre que la jeune génération ne veut pas tout casser.

Elle veut juste s’approprier.

Rendre le vin plus mobile. Plus simple. Plus connecté à ses usages.

La bouteille n’est plus un totem figé.

Elle devient un compagnon.

Un objet qui s’intègre dans une vie.

Et derrière, une vraie prise de position

Au-delà du projet, il y a la démarche du Château Larrivet-Haut-Brion.

Donner la parole.

Accepter de ne pas maîtriser.

Tester, quitte à se tromper.

La propriété parle d’une nécessité de recréer du lien avec une génération qui n’a plus forcément de transmission familiale autour du vin.

Et ça, c’est peut-être le point le plus important.

Parce que le sujet n’est pas seulement esthétique.

Il est culturel.

Ce que ça change vraiment (vu de l’intérieur)

En tant que formatrice, difficile de ne pas s’arrêter là-dessus.

Voir un projet étudiant passer du brief à la réalité… c’est rare.

Ici, ce n’est pas un exercice.

C’est un produit.

Un objet que l’on peut acheter. Offrir. Boire.

Et pour une étudiante, c’est énorme.

Parce que ça donne du sens.

Parce que ça prouve que les idées peuvent exister ailleurs que sur un moodboard.

Et maintenant ?

En sortant de la Bakery Art Gallery, une sensation reste.

Quelque chose est en train de bouger.

Pas une révolution brutale.

Plutôt un glissement.

Une évolution douce.

Le vin change de posture.

Il descend un peu de son piédestal.

Il se rapproche.

Il se vit.

Et peut-être que le vignoble du futur ne sera pas si différent.

Juste plus libre.

Plus simple.

Plus humain.

Et franchement, ça fait du bien.

Et si vous voulez gouter ce projet, rendez-vous sur la boutique du Château : Pulse

Charlotte

Passionnée de vin et de communication, j’ai lancé Les Itinéraires de Charlotte en 2009 pour proposer un regard frais sur l’œnotourisme. Thématiques originales, adresses insolites, événements grand public… Pendant six ans, j’ai multiplié les projets pour rendre le vin plus accessible et vivant.
Puis l’aventure a pris d’autres formes : rédactrice en chef d'un média spécialisé, experte en communication digitale, journaliste et intervenante professionnelle... autant de façons d’explorer et de transmettre ma passion.

Aujourd’hui, l’appel de l’indépendance et du terrain est trop fort : Les Itinéraires de Charlotte renaît, plus libre que jamais, prêt à raconter le vin autrement.

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