Charlotte souriante avec un verre de vin rouge à la main, moment simple et joyeux autour du vin, sans cérémonie, dans une ambiance conviviale.

Il y a des vins qui demandent qu’on se concentre.
Qu’on analyse.
Qu’on prenne des notes.
Qu’on fronce un peu les sourcils.

Et puis il y a ceux-là.

Ceux qui arrivent comme un courant d’air.
Un peu frais.
Un peu inattendu.
Et qui font dire, très simplement :
“Ah tiens.”

Pas “c’est complexe”.
Pas “il y a une belle tension”.
Juste ah tiens.
Le sourire qui vient avant la phrase.

Celui-là, je ne l’avais pas prévu.
Pas au programme.
Pas dans un mood ultra studieux.
Plutôt dans un état d’esprit “il s’est passé une journée entière et j’aimerais bien qu’elle se termine gentiment”.

Le verre se remplit.
Pas trop.
Le geste est rapide, presque automatique.

Premier nez : rien d’intellectuel ne se met en place.
Et c’est déjà bon signe.

En bouche, ça bouge.
Ça réveille quelque chose.

Ce n’est pas spectaculaire.
C’est précis.

Un petit choc joyeux.
Un micro-déplacement intérieur qui te redresse sur ta chaise sans prévenir.

Tu te surprends à reprendre une gorgée tout de suite.
Sans attendre.
Sans commenter.

Quelqu’un dit un truc à côté.
Tu ris.
Le vin est toujours là, mais il ne réclame rien.
Il accompagne.
Il met un peu plus de lumière dans la pièce.
Même si la pièce est la même qu’il y a cinq minutes.

C’est ça que j’aime, dans ces moments-là.
Le vin n’est pas le sujet.
Il est le déclencheur.

Il ne te demande pas d’être “à la hauteur”.
Il ne te juge pas.
Il ne te met pas à l’épreuve.
Il te prend là où tu es.

Fatiguée, peut-être.
Dispersée, sûrement.
Mais ouverte.

Et tout à coup, l’énergie circule différemment.
Les épaules se relâchent.
La soirée a une autre allure.
Rien d’exceptionnel.
Juste… mieux.

Ce sont souvent ces vins-là dont on se souvient.
Pas parce qu’ils étaient “grands”.
Mais parce qu’ils ont fait du bien, pile au bon moment.

Et franchement ?
Parfois, c’est largement suffisant.


Alors j’ai essayé d’y repenser. Et quelques bouteilles me sont revenues, presque immédiatement. Celles qui, à chaque fois, provoquent ce petit choc joyeux.


 5 rouges pour un petit choc joyeux

La “Cuvée Marie” — Château Fontbonne

C’est un vin que je connais depuis longtemps.
Un vin-refuge.
Celui que j’ai servi à tant de gens lors de mes dégustations à domicile.

Et presque à chaque fois, la même chose se produit :
des personnes qui me disent « ah… en fait, j’aime bien le vin rouge ».

La Cuvée Marie, c’est ça.
Un vin qui ne cherche pas à impressionner.
Mais qui donne envie de continuer.
De se resservir.
D’aimer le vin, tout simplement.

C’est celui que je recommande encore et encore, sans hésiter, quand on veut se faire plaisir — sans pression.


L’Inattendu — Domaine Uijttewaal

Celui-là, il porte bien son nom.

Je l’ai découvert à la propriété.
À la première gorgée, je me suis redressée sur ma chaise.
Et instantanément, j’ai pensé à notre accord inavouable… le kebab.

On en a déjà parlé.
Et à ce jour, ça reste notre meilleur accord inavouable.

Un vin qui déclenche une évidence immédiate.
Un sourire.
Une image.
Un “mais bien sûr”.

Ce genre de choc joyeux qui ne s’explique pas vraiment — mais qui marque.


La cuvée de printemps — Domaine de Nerleux

Découvert, lui aussi, à la propriété.
Et depuis, toujours dans les parages.

Je l’ouvre très régulièrement.
Et à chaque fois, c’est la même promesse tenue :
un moment simple, gourmand, précieux.

C’est un vin qui accompagne les rires.
Les tables un peu bruyantes.
Les verres qui se remplissent sans qu’on y pense.

Il ne vole jamais la vedette.
Il rend juste les moments plus joyeux.


Le vin des copains — Château Thieuley

Son nom dit déjà beaucoup.

C’est le vin que j’apporte souvent quand je vais dîner chez des amis.
Celui qui met tout le monde d’accord.
Celui qui fait le job, vraiment.

Apéro improvisé ?
Dîner sans chichi ?
Grande tablée ?

Il est toujours à sa place.
Et l’apéro est systématiquement réussi.


“Ô Joie” en canette — Vicky Wine

Rien que le nom donne le ton.

Un concentré de bonheur.
Que j’adooooore ouvrir le vendredi soir.
À la maison.
Avec mon amoureux.
Sur une pizza.

C’est joyeux, libre, décomplexé.
Un vin qui s’invite dans la vraie vie, sans cérémonie.


Des vins qui ne cherchent pas à faire du bruit.
Mais qui tombent toujours pile au bon endroit.

Charlotte

Passionnée de vin et de communication, j’ai lancé Les Itinéraires de Charlotte en 2009 pour proposer un regard frais sur l’œnotourisme. Thématiques originales, adresses insolites, événements grand public… Pendant six ans, j’ai multiplié les projets pour rendre le vin plus accessible et vivant.
Puis l’aventure a pris d’autres formes : rédactrice en chef d'un média spécialisé, experte en communication digitale, journaliste et intervenante professionnelle... autant de façons d’explorer et de transmettre ma passion.

Aujourd’hui, l’appel de l’indépendance et du terrain est trop fort : Les Itinéraires de Charlotte renaît, plus libre que jamais, prêt à raconter le vin autrement.

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